Ce que l’employeur doit couvrir

Dès que vous employez du personnel en Suisse, vous avez des obligations sociales. Elles dépendent du salaire, du taux d’activité, de la forme juridique et parfois de votre convention collective de travail. Une erreur peut coûter cher en cotisations arriérées, litiges ou prestations à payer vous-même.

La bonne approche consiste à coordonner les couvertures : accident, maladie, prévoyance professionnelle, absences longues, salaires élevés et protection des cadres.

Les couvertures obligatoires

  • AVS/AI/APG/AC : cotisations sociales de base pour les salariés.
  • LAA accidents professionnels : obligatoire pour tous les collaborateurs dès le premier jour de travail.
  • LAA accidents non professionnels : obligatoire si le collaborateur travaille au moins 8 heures par semaine chez le même employeur.
  • LPP : obligatoire dès CHF 22’680 de salaire annuel en 2026, selon les conditions d’âge ; l’employeur paie au minimum 50 % des cotisations.
  • Allocations familiales : affiliation selon le canton et la caisse compétente.

Maladie : le risque souvent sous-estimé

En cas de maladie, l’employeur doit maintenir le salaire pendant une durée limitée selon le Code des obligations, sauf régime équivalent prévu par contrat, règlement ou CCT. Une assurance indemnités journalières maladie n’est pas obligatoire au niveau fédéral, mais elle est très souvent recommandée et parfois imposée par une convention collective.

Les solutions usuelles couvrent souvent 80 % du salaire pendant 720 ou 730 jours, avec un délai d’attente choisi. Elles sécurisent le collaborateur et transforment pour l’entreprise un risque imprévisible en charge budgétée.

Pourquoi ajouter une LAAC ?

La LAA obligatoire est solide, mais elle reste plafonnée : le gain assuré maximal est de CHF 148’200 par an. Elle verse en principe 80 % du salaire assuré dès le troisième jour. Une assurance-accidents complémentaire peut améliorer les prestations, couvrir le salaire au-delà du plafond, viser 100 % du salaire, prévoir de meilleurs capitaux décès-invalidité ou améliorer les conditions d’hospitalisation.

Prévoyance LPP et plans cadres

La caisse de pension est un outil RH puissant. Au-delà du minimum légal, vous pouvez réduire la déduction de coordination, mieux assurer les temps partiels, augmenter la part employeur, couvrir les salaires élevés ou créer un plan spécifique pour cadres et dirigeants.

Un meilleur plan LPP se voit sur le certificat de prévoyance. Il peut faire la différence pour attirer et garder des profils clés, surtout dans les métiers où les talents comparent les avantages sociaux.

Les points à vérifier dans votre entreprise

  • Vos employés à temps partiel sont-ils correctement couverts en LPP ?
  • Les salaires supérieurs à CHF 148’200 sont-ils protégés en cas d’accident ?
  • Votre CCT impose-t-elle une assurance perte de salaire maladie ?
  • Le délai d’attente IJM correspond-il à votre capacité financière ?
  • Vos cadres ont-ils des prestations décès-invalidité suffisantes ?
  • Les sorties d’employés sont-elles bien gérées : LAA par convention, libre passage, informations RH ?

Les bénéfices pour l’entreprise

  • Réduire le risque financier lié aux absences longues.
  • Améliorer l’attractivité employeur sans passer uniquement par le salaire brut.
  • Simplifier la gestion RH avec des couvertures cohérentes.
  • Éviter les lacunes entre LAA, IJM, LPP et prévoyance complémentaire.
  • Donner aux collaborateurs une protection compréhensible et rassurante.

Notre accompagnement

Finwise audite vos couvertures collaborateurs, vérifie vos obligations, compare LAA, LAAC, IJM et LPP, puis vous propose une architecture claire. Nous regardons autant le coût employeur que la protection réelle pour les salariés.

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Parlons de votre besoin

Expliquez-nous votre situation en quelques lignes. Un conseiller Finwise vous recontacte pour clarifier vos options et comparer les solutions adaptées.