À quoi sert une assurance perte de gain ?
La perte de gain couvre la baisse de revenu lorsque vous ne pouvez plus travailler temporairement à cause d’une maladie ou d’un accident. Elle se distingue de l’assurance invalidité, qui intervient lorsque l’incapacité devient durable.
En pratique, on parle souvent d’indemnités journalières maladie, d’assurance perte de gain maladie ou de couverture de revenu. L’objectif est simple : continuer à payer le loyer, l’hypothèque, les primes maladie, les impôts, les charges familiales et, pour les indépendants, les charges professionnelles.
Salariés : ce que prévoit le droit suisse
En cas de maladie, l’employeur doit maintenir le salaire pendant une durée limitée selon l’article 324a du Code des obligations, si les rapports de travail ont duré plus de trois mois ou ont été conclus pour plus de trois mois. La durée dépend notamment de l’ancienneté et des barèmes applicables.
De nombreuses entreprises remplacent cette obligation par une assurance d’indemnités journalières maladie. Une solution souvent considérée comme équivalente couvre au moins 80 % du salaire pendant 720 ou 730 jours sur une période de 900 jours, avec une participation de l’employeur à au moins la moitié des primes.
Accident ou maladie : ne pas confondre
- Accident : les salariés sont couverts par la LAA. Les accidents non professionnels sont assurés si vous travaillez au moins 8 heures par semaine chez le même employeur.
- Maladie : l’assurance indemnités journalières maladie n’est pas obligatoire par la loi fédérale, sauf si un contrat, une CCT ou un usage applicable la prévoit.
- Indépendants : aucune protection de salaire n’est automatique. Une maladie de quelques semaines peut déjà créer une vraie tension de trésorerie.
- Long terme : si l’incapacité dure, l’AI, la LPP ou une rente privée d’incapacité de gain prennent progressivement le relais selon les conditions.
Les paramètres qui changent tout
- Délai d’attente : période avant le premier versement. 14, 30, 60 ou 90 jours sont fréquents, mais les contrats varient.
- Taux assuré : souvent 80 % du salaire ou du revenu assuré, parfois davantage selon la solution.
- Durée de prestation : généralement jusqu’à 720 ou 730 jours sur une période de 900 jours.
- Salaire ou revenu assuré : il faut vérifier les bonus, revenus variables, dividendes, statut dirigeant et revenu net des indépendants.
- Maladie, accident ou les deux : le choix dépend de votre statut et de votre couverture LAA.
- Exclusions et réserves : les contrats privés peuvent prévoir un questionnaire de santé, des exclusions ou des réserves temporaires.
Pour les indépendants et dirigeants
Un indépendant n’a pas d’employeur pour maintenir son salaire. Sa caisse maladie de base paie les soins, mais ne remplace pas automatiquement le revenu. Une assurance perte de gain individuelle peut donc devenir la couverture la plus importante pour protéger le foyer et l’activité.
Le bon montant dépend du revenu à remplacer, des charges fixes, de l’épargne disponible, des frais professionnels qui continuent pendant l’arrêt et de la possibilité de déléguer l’activité. Un délai d’attente plus long réduit la prime, mais exige une réserve de liquidités plus solide.
Les erreurs fréquentes
- Penser que la LAMal verse un salaire en cas de maladie.
- Confondre assurance-accidents LAA et perte de gain maladie.
- Choisir un délai d’attente trop long sans réserve de trésorerie.
- Assurer un revenu trop bas pour économiser quelques francs de prime.
- Ignorer les conditions de passage en assurance individuelle après une sortie d’entreprise.
- Ne pas coordonner perte de gain courte durée et rente d’incapacité de gain longue durée.
Notre accompagnement
Finwise vérifie votre contrat de travail, votre couverture LAA, votre éventuelle assurance collective, votre statut professionnel et vos réserves financières. Nous comparons ensuite les solutions perte de gain selon le délai d’attente, le taux assuré, la durée de prestation, les exclusions et le coût réel.
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