Quand la LPP est-elle obligatoire ?
En Suisse, l’employeur doit affilier à une institution de prévoyance les salariés déjà soumis à l’AVS dont le salaire annuel dépasse le seuil d’entrée LPP. En 2026, ce seuil est de CHF 22’680. La couverture risques décès et invalidité commence au plus tôt le 1er janvier suivant le 17e anniversaire ; l’épargne vieillesse commence au plus tôt le 1er janvier suivant le 24e anniversaire.
L’obligation dépend aussi de la durée du rapport de travail. Les contrats courts peuvent être traités différemment selon les règles LPP et le règlement de la caisse. Les dirigeants salariés d’une SA ou d’une Sàrl sont en principe traités comme les autres employés, tandis que la LPP est facultative pour les indépendants sans personnel.
Les chiffres clés 2026
- Seuil d’entrée LPP : CHF 22’680 de salaire annuel.
- Déduction de coordination : CHF 26’460 par an.
- Salaire annuel maximal obligatoire : CHF 90’720.
- Salaire coordonné minimal : CHF 3’780.
- Salaire coordonné maximal : CHF 64’260.
- Financement : l’employeur doit payer au moins autant que l’ensemble des salariés pour les cotisations LPP.
Ce que couvre la prévoyance professionnelle
La LPP complète le 1er pilier et couvre trois risques : vieillesse, invalidité et décès. Pour les collaborateurs, elle constitue une part importante de la retraite future. Pour l’entreprise, elle représente une obligation administrative, un coût salarial et un élément fort de fidélisation.
Le plan de prévoyance définit les cotisations, les prestations en cas d’invalidité ou de décès, la répartition employeur-employé, les possibilités de rachat, la rémunération de l’avoir et les conditions de départ. Une caisse minimale respecte la loi ; un plan bien conçu peut améliorer fortement la protection et l’attractivité de l’employeur.
Obligatoire ou surobligatoire : quelle différence ?
La partie obligatoire respecte les minima légaux. La partie surobligatoire permet d’aller plus loin : assurer les salaires au-delà du plafond, réduire ou supprimer la déduction de coordination, améliorer les bonifications d’épargne, renforcer les prestations décès/invalidité ou créer des plans cadres. Les conditions de rémunération et de conversion peuvent varier fortement selon l’institution de prévoyance.
Les décisions qui changent tout
- Type de caisse : assurance complète, fondation collective, solution semi-autonome ou plan plus individualisé selon la taille et le profil de risque.
- Déduction de coordination : standard, adaptée au taux d’occupation ou supprimée pour mieux couvrir les temps partiels.
- Contribution employeur : minimum légal de 50 % ou part patronale plus élevée pour renforcer l’avantage social.
- Plan cadres : meilleure couverture des hauts salaires, prestations de risque renforcées ou solutions 1e pour certains revenus élevés.
- Gestion administrative : annonces d’entrée/sortie, variations de salaire, certificats de prévoyance, rachats et communication aux employés.
- Coordination : LPP, LAA, perte de salaire maladie, assurance dirigeant et prévoyance privée doivent fonctionner ensemble.
Quand optimiser votre LPP ?
Une revue est utile lors de la création de l’entreprise, du premier engagement, d’une hausse d’effectif, d’une augmentation des salaires, d’un passage en SA/Sàrl, de l’arrivée de cadres, ou si les collaborateurs ne comprennent pas leurs prestations. Elle est aussi pertinente lorsque les frais, la rémunération, le taux de conversion ou les prestations de risque ne correspondent plus à vos attentes.
Notre accompagnement
Finwise compare les institutions de prévoyance selon votre structure, votre masse salariale, votre âge moyen, vos besoins RH, vos cadres et votre tolérance au risque. Nous vous aidons à lire les règlements, comprendre les coûts et choisir une solution LPP que vos collaborateurs peuvent réellement comprendre.