À quoi sert une assurance décès ?
L’assurance décès, aussi appelée assurance risque décès ou assurance vie risque pur, verse un capital défini aux bénéficiaires si la personne assurée décède pendant la durée du contrat. Elle ne constitue pas forcément une épargne : sa fonction principale est de protéger contre une perte financière brutale.
Elle peut servir à maintenir le niveau de vie du conjoint, protéger des enfants, couvrir une hypothèque, financer des études, rembourser un crédit, compenser une pension alimentaire ou sécuriser un partenaire commercial.
Les prestations sociales ne suffisent pas toujours
En Suisse, l’AVS peut verser des rentes de survivants aux veuves, veufs et orphelins sous certaines conditions. La LPP peut compléter avec une rente de conjoint, de partenaire enregistré ou d’orphelin, selon la loi et le règlement de la caisse de pension. Pour les concubins, la protection dépend souvent du règlement LPP et d’une annonce correcte du partenaire.
Ces prestations sont importantes, mais elles peuvent laisser une lacune : famille non mariée, revenus élevés, temps partiel, indépendant, hypothèque importante ou charge familiale élevée. C’est précisément là qu’une assurance décès privée devient utile.
Quand est-elle particulièrement recommandée ?
- Vous avez des enfants ou une personne dépend financièrement de vous.
- Vous vivez en concubinage et souhaitez protéger votre partenaire.
- Vous avez une hypothèque, un crédit privé ou un prêt commercial.
- Vous êtes indépendant ou votre protection LPP est limitée.
- Vous êtes associé et voulez sécuriser la continuité d’une entreprise.
- Vous voulez couvrir temporairement une période sensible : jeunes enfants, études, achat immobilier ou lancement d’activité.
Capital constant ou décroissant ?
Un capital constant garde la même somme assurée pendant toute la durée du contrat. Il convient bien pour protéger durablement une famille, un partenaire ou un associé. Un capital décroissant diminue dans le temps et peut être adapté à une dette qui baisse, par exemple une hypothèque amortie progressivement.
Pilier 3a ou pilier 3b ?
Dans le pilier 3a, les primes peuvent être fiscalement déductibles dans les limites légales, mais l’ordre des bénéficiaires est encadré par la loi. Cette solution convient souvent lorsqu’on veut combiner protection et optimisation fiscale.
Dans le pilier 3b, la liberté est plus grande : bénéficiaires, durée, structure et protection du concubin ou d’un partenaire commercial peuvent être définis plus souplement. Les primes ne sont en général pas déductibles au niveau fédéral, mais la flexibilité peut être décisive.
Comment déterminer le bon capital ?
- Revenus à remplacer pendant plusieurs années.
- Solde de l’hypothèque ou des crédits à rembourser.
- Budget des enfants : garde, études, formation, logement.
- Prestations attendues de l’AVS, de la LPP et d’éventuelles assurances existantes.
- Situation matrimoniale, concubinage, enfants d’une précédente union ou succession.
- Capacité du ménage à supporter les primes sur toute la durée du contrat.
Points à vérifier avant de signer
Le questionnaire de santé doit être rempli avec exactitude. Vérifiez aussi la durée du contrat, les exclusions, le suicide en début de contrat, les possibilités d’adaptation, l’exonération des primes en cas d’incapacité de gain et la mise en gage éventuelle si l’assurance sert à garantir une hypothèque.
Notre accompagnement
Finwise calcule votre lacune de prévoyance, compare le pilier 3a et le pilier 3b, analyse vos bénéficiaires et adapte le capital à votre hypothèque, votre famille et votre budget. L’objectif : protéger les bonnes personnes, au bon montant, sans contrat inutilement lourd.
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